Cours de soutien par téléphone portable

7 février 2006 0 Par

Philippe Steger tente de mettre en place un système de révision par téléphone portable, pour les élèves de la 6e à la terminale.

Philippe Steger, agrégé d’économie et d’informatique, enseignant de BTS à Montpellier, est le premier francophone à avoir eu cette idée : utiliser l’objet favoris des jeunes pour leur permettre de réviser leurs cours de maths, français, histoire-géo, anglais, etc. L’innovateur raconte : »Je suis parti de deux constats. Tout d’abord, le téléphone portable a déjà acquis le statut d’objet culte parmis les populations scolaires« . Il est vrai que 72 % des 12-17 ans possèdent un téléphone portable (Credoc 2005). »Et ce moyen de communication est en plein développement. Au 3GSM World Congress à Cannes en février dernier, on nous a montré des prototypes de portables dotés d’écrans flexibles qui s’enroulent sur le côté, permettant de travailler sur un espace de visionnage quatre fois plus important.« 

L’élève utilise la fonction web de son mobile et se connecte au site www.wapeduc.net. Il sélectionne alors sur la page d’accueil sa classe et la matière dans laquelle il a besoin de réviser, et enfin le sujet précis du cours. Il peut alors choisir entre un QCM pour tester ses connaissances et un résumé du cours.
Ce service devrait bientôt laisser derrière lui son statut expérimental et s’ouvrir à un plus grand nombre. Il devrait également devenir payant. Il existe déjà 750 QCM et résumés (réalisés par environ 50 enseignants). Philippe Steger les a ensuite mis en forme et adapté au langage WAP. Il est actuellement en discussion avec les opérateurs de téléphonie mobile pour référencer son site. Si ses négociations sont concluantes, l’usager accédera à wapeduc via un mot clé et devr payer 2 euros par mois en plus de son forfait.

Philippe Steger explique : »L’idée de départ était la gratuité complète, dans un esprit de lutte contre les fractures sociales et numériques. Mais je me suis rendu compte qu’il fallait bien que je rémunère les enseignants qui rédigent les cours. De plus, aussi bien chez l’élève que chez ses parents, il n’est pas inutile que le service soit un peu payant pour donner de la valeur à la démarche éducative« . (Entretien : Libération)