Genève : Le Globe de la science et de l’innovation ouvre à nouveau ses portes au CERN

Le Globe de la science et de l’innovation ouvre à nouveau ses portes aux spectateurs après douze mois d’activité de maintenance et de renforcement en ce qui concerne le globe énorme qui est aujourd’hui le symbole du Conseil européen pour la recherche nucléaire. C’est l’occasion pour ses créateurs, monsieur Dessimoz (architecte) et Thomas Büchi (ingénieur bois) de revenir près de la «couronne» de cet emblème du laboratoire européen pour la physique des particules. Le bâtiment mesure vingt-sept mètres de hauteur. Cette oeuvre est bien connu des
habitants de Genève. Si vous êtes venus à Neuchâtel lors de l’exposition nationale en 2002 vous devez sûrement vous en rappeler c’était le Palais de l’équilibre. Plus de deux millions de gens l’ont visité. Plus tard la confédération l’a donné au Conseil européen pour la recherche nucléaire quant à son 50eme anniversaire et depuis 2004 il est devenu l’emblème de l’établissement. Maintenant il s’est offert une nouvelle jeunesse. Pour Hervé Dessimoz, architecte et directeur de la société Groupe H, c’était ouvrage destiné à attirer l’attention des gens aux avantages du développement durable. Ce dont il est très content dans cette création c’est que c’était pas uniquement l’architecture qui est intéressante mais aussi la scénographie. Cette opération a permis de décider de mesures d’accompagnement qui vont protéger le bois contre les intempéries, notamment contre la pluie, et en même temps amener le lustre qu’il avait il y a 14 ans. Nous avons changé l’ensemble des pièces sensibles aux intempéries pour les rendre pérennes et pour faire en sorte que ce pavillon qui est devenu l’emblème du CERN puisse rayonner à travers le monde durant des décennies. Le Globe est un repère de Genève que nous voyons depuis toute l’arête du Jura et surtout que nous voyons depuis toute la ville de Meyrin. La communauté de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire ne songe plus au Palais de l’équilibre mais pense désormais au Globe et s’est approprié le lieu.

Thomas Büchi, PDG de Charpente Concept et maitre charpentier, rappelle qu’ils avaient réalisé un film afin de présenter l’aventure du développement durable et ses enjeux. Ce qui est phénoménal c’est que le CERN a engagé les travaux pour que cette oeuvre soit en état parfait durant les quatre prochaines décennies. Les problématiques qu’ils avaient, les architectes et ingénieurs, pour planifier la réfection du Globe fut plutôt élevé parce qu’ils devaient démonter tout le claustra extérieur, changer les arcs et pour ce faire bâtir à l’intérieur du globe une immense tour d’échafaudage dans le but de reprendre la charge importante que représente le poids de la couronne et des arcs intérieurs. L’objectif était précis : faire des travaux de pérennisation pour le rendre durable sur quarante ans et ce n’est que justice parce que c’est quand même le symbole du développement durable en Suisse et c’est ce qu’il incarnait à l’exposition nationale en 2002.

Charlotte Warakaulle, directrice des relations internationales du Conseil européen pour la recherche nucléaire a aimé la collaboration avec les architectes et ingénieurs.
Frédéric Magnin, responsable génie civil et bâtiment du CERN, livre son témoignage sur son expérience :

« Les instants les plus puissants lors de ce projet ont probablement été lorsqu’on a pu vériner la masse du vortex, lui appliquer cette poussée verticale dans le but de avoir la possibilité de commencer le démontage des arcs. Un autre moment qui a aussi été vraiment fort c’était le démarrage de la production des arcs qui sont tout de même les éléments essentiels à la résistance et à la tenue du globe. Cela fût une superbe expérience, un travail collectif formidable.
Jean-Marc Ducret, directeur de la société JPF Ducret, considère que le Globe était une réalisation déjà très complexe au début du nouveau millénaire et ils sont repartis en 2016 avec la même complexité et avec la volonté de construire quelque chose de durable avec l’architecte et l’ingénieur. Avec également une obligation réellement important : finir à temps les travaux.
Le Globe est aujourd’hui le lieu d’une exposition permanente (Univers de particules) et beaucoup d’événements accessibles au public.

Visionnez le reportage fais par la Radio Télévision Suisse avec l’interview de Hervé Dessimoz et Thomas Büchi.

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