La campagne électorale en France vire dans le web 2.0 plus précisément dans les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Le site du candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy serait victime d’un « google bombing ». En tapant une phrase comme « on va tuer la France », un lien vous redirectionne vers le site de l’UMP. En fin de semaine, un même « google bombing » a été lancé sur le site de campagne de François Hollande avec les mots « incapable de gouverner », ce qui finit par influencer le système de référencement du moteur de recherche Google.

Il y a une semaine, le réseau social Facebook était présumé rouler pour le compte de Nicolas Sarkozy. Selon des informations publiées par l’Express, le journaliste Frédéric Martel a affirmé que la société de M. Zukerberg a bel et bien travaillé avec l’Elysée pour mettre en place la Timeline du président de la République en faveur par rapport aux autres candidats à la présidentielle.

Aujourd’hui, c’est le réseau social Twitter qui prend le relais en supprimant 5 comptes d’utilisateurs critiquant Sarkozy. Ce lundi, ces comptes mènent vers une page affichant « contenu suspendu ». On ne sait pas si Twitter roule aussi pour Sarkozy, mais la censure de ces comptes autorise le doute. L’association de défense de la liberté d’expression Internet sans frontière se dit préoccupée par la censure politique opérée par le site de micro-blogging à moins de 62 jours de l’élection présidentielle française.

Les candidats devront augmenter de vigilance sur la toile d’internet. Si des informations peuvent booster leur visibilité, quelques-unes peuvent nuire à leur personnalité. La puissance du web 2.0 n’est point à négliger puisqu’elle influence quotidiennement sur leur candidature.