SAMEDI 18 JUIN 2011 A 13H15

Un Magazine de la Rédaction
Dirigé par Pascal PINNING
Coordination : Marie CHARBONNIER

Présenté par Claire CHAZAL
Rédaction en chef : Claire CHAZAL et Pascal PINNING

UNE POLICE TRES… A CHEVAL

Un reportage de Loïc Tanant, Pierre Belet, Alexis Orand et Claudine Seguin (Galaxie Presse)

Alors que l’on croyait la police à cheval passée de mode, elle revient au galop. Dans les villes, les banlieues, les soirs de matchs de foot, les policiers à cheval sont de plus en plus nombreux. Au pas, au trot… les citadins vont devoir s’habituer à entendre claquer les sabots des chevaux dans leurs rues.

Pascal est policier… à cheval. Ils sont une cinquantaine en France. La brigade équestre de Pascal est une toute nouvelle unité. Elle a été appelée en renfort ce soir aux côtés des 800 policiers à pied pour un match de foot. Visière antichoc, casque, Pascal et Jasmin se protègent comme les CRS :  » on équipe les chevaux avec une visière et des jambières pour les protéger en cas de projectile ou de coups (…/…) C’est un peu comme une armure, on se retrouve au temps des chevaliers « . En banlieue parisienne, alors que la police nationale n’est pas toujours la bienvenue, Pascal espère renouer le dialogue :  » Quand les policiers arrivent en voiture, il y a toujours le côté répressif, alors qu’à cheval, c’est le côté joyeux, nature, c’est plus plaisant « , reconnaît un jeune du quartier.
A Soissons, une école privée prépare aux métiers de la sécurité à cheval. Dans la cour, une majorité de filles : 32 pour seulement 4 garçons. Pour Anne-Laure, 23 ans,  » la première chose qui m’intéresse dans la police à cheval c’est d’être au contact des animaux, apprendre à les connaître… « . Rien à voir avec l’équitation traditionnelle : Anne-Laure s’initie aux techniques d’esquive et d’interpellation. Première sortie en ville et premières frayeurs :  » Il faut avoir l’oeil partout. C’est vraiment impressionnant car le moindre bruit contracte complètement le cheval « .
Yann appartient à la prestigieuse Garde Républicaine. 14 juillet, il est 3 heures du matin… avec 240 autres cavaliers, Yann traverse la capitale jusqu’à la place de l’Etoile. Avec 10 défilés à son actif, il donne ses derniers conseils à Romain, 25 ans, pour qui c’est une première :  » La pression va monter quand on va se mettre en place devant l’Arc de Triomphe. A ce moment-là, jeunes gardes ou vieux gardes, on a tous le petit stress « . 5 heures du matin, tous les cavaliers de la garde républicaine descendent ensemble les Champs Elysées. Le jour se lève, dans quelques heures, ils reviendront pour le défilé.

VIEUX VILLAGES, NOUVELLES VIES … 10 ANS APRES

Un reportage de Sarah Amrouni, Mathias Denizo, Arnaud Maurial.
Montage : Anne Marty (TF1 Productions)

En 2001, nous avions rencontré Jules, ferronnier d’art en Aveyron, Georges, le Lyonnais devenu boulanger en Lozère et Didier, le tout nouveau boucher de Mers sur Indre, dans le Berry. Un changement de vie radical parfois risqué… 10 ans plus tard, que sont-ils devenus ?

En 2001, Jules Debré décide de reprendre son premier métier, ferronnier d’art, et s’installe avec sa famille à Campouriez, un petit village de 400 habitants dans l’Aveyron.  » Ce qu’on voulait surtout, c’est vraiment privilégier la vie, c’était vraiment vivre dans la pleine liberté « . Avec son bagout et sa générosité, Jules était devenu une personnalité. 10 ans après, Jules est  » parti  » et Valérie, sa femme, a déménagé :  » je viens régulièrement. J’ai vécu 10 ans à Campouriez et je tiens à garder le contact avec les gens du village. Ce sont des amis… ici, je me sens chez moi.  » Depuis la disparition de Jules, l’atelier de ferronnerie est vide. Le maire lance un appel aux volontaires.
En 1997, Georges Guardiola reprend une minuscule boulangerie dans un village de Lozère et apprend à fabriquer le pain à l’ancienne. Le couple doit s’adapter : « des fois, je me suis sentie un peu étrangère. A partir du moment où vous n’avez pas toujours vécu ici… On a l’impression qu’on ne sait pas faire le travail.  » Aujourd’hui, Georges a réalisé son rêve : ranimer la commune en ouvrant un commerce multiservices.
Dans une première vie, Didier Sénicourt était épicier à Calais. En 2001, avec sa femme, ils partent dans le Berry profond :  » Je suis contente de partir, parce que je vais revoir les arbres. Ici il n’y a pas de fleur, pas d’arbre, ca me manque.  » Ils reprennent une boucherie à Mers-sur-Indre. 10 ans après, la boucherie est toujours là, mais le boucher a mis la clef sous la porte.  » A cause de l’enfermement dans le travail, ma femme et moi avons divorcé. Les tournées et le magasin, nous laissaient peu de temps pour prendre des vacances « .